Choisir sa forme juridique
Deux options couvrent la grande majorité des créations au Cameroun :
L'Entreprise Individuelle (Ets)
La forme la plus rapide et la moins coûteuse pour démarrer seul. Pas de capital social à déposer, formalités allégées. Elle convient bien à une activité de services, de conseil ou de commerce de petite envergure lancée en solo.
La SARL (Société à Responsabilité Limitée)
La forme la plus utilisée par les entrepreneurs camerounais, y compris à un seul associé (SARLU). Elle sépare le patrimoine de la société de celui du ou des associés : en cas de dette, votre responsabilité personnelle reste limitée à votre apport. Le capital social minimum est fixé à 100 000 FCFA depuis la réforme OHADA. Un repère utile : en dessous de 1 000 000 FCFA de capital, les statuts peuvent être établis sous seing privé directement au guichet, sans passer par un notaire — ce qui évite des frais notariés qui peuvent représenter 150 000 à 400 000 FCFA.
Le passage obligé : le CFCE
Le Centre de Formalités de Création d'Entreprises (CFCE) est le guichet unique présent à Douala, Yaoundé et dans les chefs-lieux de région. En théorie sous 72 heures (comptez plutôt une semaine en pratique), il délivre :
- L'immatriculation au RCCM (Registre du Commerce et du Crédit Mobilier) — valable dans les 17 pays de la zone OHADA.
- Le NIU (Numéro d'Identifiant Unique), votre identité fiscale auprès de la DGI.
- La patente, si votre activité est commerciale.
Dossier type à préparer : pièce d'identité, plan de localisation du siège, casier judiciaire (bulletin n°3), et pour une SARL, les statuts. Comptez globalement entre 50 000 et 150 000 FCFA de frais officiels selon la forme choisie — un budget très inférieur à ce que beaucoup imaginent.
Après le RCCM : les formalités qu'on oublie souvent
- Ouvrir un compte bancaire professionnel au nom de l'entreprise (RCCM + NIU exigés par toutes les banques).
- Enregistrer le contrat de bail du local professionnel auprès des impôts.
- S'inscrire à la CNPS dès le premier salarié embauché (délai légal de 30 jours).
- Mettre en place une comptabilité conforme aux normes OHADA dès le premier jour d'activité.
- Pour l'import-export : inscription au Fichier Importateurs/Exportateurs (MINCOMMERCE) et adhésion recommandée à la CCIMA.
Un avantage souvent ignoré : la portée régionale OHADA
Votre RCCM camerounais est reconnu dans les 17 pays de l'espace OHADA (Cameroun, Côte d'Ivoire, Sénégal, Gabon, RDC et les autres États membres). C'est un vrai atout si vous envisagez, même à moyen terme, une activité au-delà des frontières camerounaises.
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Un avocat ou un notaire MBAMI Solution peut relire vos statuts, sécuriser votre montage juridique et vous accompagner au CFCE.
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